Nous voici presque au milieu de la belle saison. Lentement, je plonge dans cet été 2020 étrange, dans ce slow summer. L’été n’a pas eu de début, un jour il était là, le temps avait juste passé. Ici, j’entends les vaches meugler, j’écoute les oiseaux bavarder, j’écris à l’ombre de mon noisetier. C’est l’été ! 

La vie parait parfaite décrite ainsi … Mais, il y a bien sûr, les disputes entre les filles, la maison à nettoyer, le jardin à cultiver, les repas à préparer,  les fruits qui attendent d’être mis en bocaux.

summer camomille

Finalement, l’été n’est pas, pour moi, la saison des vacances, c’est la saison du ralenti et surtout la saison sans horaire. Nous l’étions déjà  – relativement – avec le confinement. C’est pour ça, entre autre, que j’ai du mal à sentir les changements de cette période. Le temps est un peu moche aussi, plutôt frais. Ce n’est pas possible de lézarder au bord de la piscine avec ce vent du nord et ces températures frisquettes. Il est presque impossible aussi de faire des projets de voyages, si ce n’est intérieur … 

Alors, je marche, dans la campagne,  avec mon border-collie. 

border collie

Pour me reconnecter à la nature et faire face à un monde extérieur où tout est de plus en plus chaotique.

Je me disais que ma vie n’avait pas tellement changé pendant le confinement, car ma vie sociale n’est pas très, disons importante. J’ai toujours préféré la forêt aux concerts, les picnics dans la nature aux restaurants.  Mais en fait, j’ai réalisé que ma vie n’a pas changé non pas parce que je suis une asociale, mais parce que ces dernières années, je me suis recentrée sur mon essentiel : une vie lente, simple, avec ma famille. Et je me sens plutôt à ma place. En cet été 2020, je cuisine, je fais du pain, je récolte des légumes, je fais des confitures, je prends des photos, je profite du soleil. 

coquelicots

Et le bon temps roulera, et l’été passera, lentement, en mode slow summer … 

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